La visée et la mise au point

C' est parfois un mode de classification. Il faut bien que le photographe se fasse une idée assez précise de ce qui va être enregistré sur son film et que l' image enregistrée soit nette. Divers types de visée existent.
La visée est souvent accouplée au dispositif de mise au point.
La plus simple des visée est le viseur de Galilée. C' est une petite fenêtre rectangulaire ou carrée équipée d' un dispositif optique simple , donnant du sujet une image plus petite , ce qui facilite la visée .
La mise au point se fait alors à l' estimation du photographe ou bien automatiquement par l'intermédiaire d' un autofocus ou bien encore , pour les appareils les plus rudimentaires, la mise au point n' a pas besoin d' être réglée , c' est un fixfocus. L' inconvénient majeur est le risque de parallaxe : le viseur ne voit pas exactement ce que voit l' objectif puisqu' ils sont l' un à côté de l' autre , il en résulte un petit décalage qui peut avoir de l' importance en photographie de prés (tête coupée ).
Sur les appareils haut de gamme équipés de ce type de viseur , on retrouve un télémètre couplé à l' objectif et au viseur , permettant une mise au point et un cadrage précis.
La visée reflex bi objectif ne se rencontre que sur certains moyens format, en général 6x6. C' est une solution technique qui n' est plus tellement actuelle, mais le parc des 6x6 bi objectif est encore important. L' image de visée ne subit qu' une  seule réflexion : elle est redressée de haut en bas mais pas de gauche à droite. Dans certains cas, la parallaxe est compensée.
La visée reflex mono objectif présente l' avantage de supprimer le problème de parallaxe ; la visée se fait à travers l' objectif de prise de vue. La mise au point en est également simplifiée et affinée. La grande majorité des boîtier 24x36 de haut niveau et des moyens formats sont des reflex mono objectifs.   Sur ce type d' appareil, les objectifs sont interchangeables, un système de mesure de lumière est intégré et accouplé, tous les automatismes sont possibles.
La visée directe est celle des chambres grands format. On observe directement sur un verre dépoli l' image formée par l' objectif. Cette image est inversée et peu lumineuse mais est exactement celle qui sera inscrite sur le film. Du fait qu' elle est peu lumineuse,  il faut se protéger de la lumière de la lumière ambiante ( avec un voile noir ) pour l' observer confortablement.


Aujourd'hui, la mise au point de la distance est automatisée : le mot franglais «AUTOFOCUS» est sur toutes les lèvres du monde entier.
Dans les appareils compacts, deux systèmes existent :

  • L'autofocus «actif» : l'appareil émet un rayon infra-rouge et, tout comme la chauve-souris et son sonar, calcule le temps mis par le rayon pour revenir après avoir «rebondi» sur le sujet. Il va de soi qu'au-delà d'une certaine distance, ce système devient inopérant : l'appareil considère alors que le sujet est à l'infini... Il est tout aussi évident que s'il y a une vitre entre l'appareil et le sujet, le rayon infra-rouge rebondira sur la vitre faussant la mesure : c'est pourquoi les appareils qui en sont équipés ont généralement une position «paysage» qui neutralise l'AF et règle la mise au point sur l'infini.
  • L'autofocus «passif» : à l'aide d'un dispositif se rapprochant du télémètre des non-reflex, mais travaillant de manière optoélectronique, l'appareil analyse des contrastes du sujets et recompose virtuellement l'image suivant le même principe.

Dans les appareils reflex, l'autofocus est de type passif. Et généralement débrayable, car dans certains cas (surtout en macro, mais pas seulement), on gagne du temps à travailler en «manual focus».

VOIR animation réalisée en Flash ® schématisant le fonctionnement d'un autofocus

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